• 01. L’histoire de l’odyssée d’un jeune Allemand qui rêvait de vivre au Saguenay (30/09/10)

    Bonjour à tous et à toutes,

                     Comme vous venez sûrement de remarquer, il y a un nouveau blogueur sur ce site et j’aimerais profiter de mon premier petit article pour raconter une histoire bien intéressante : la mienne.

                     Je m’appelle Sebastian Kluth et je suis né dans la ville de Leverkusen dans l’ouest de la République fédérale d’Allemagne en 1989, juste un an avant la réunification du pays, qui était à l’époque encore séparé. Leverkusen est une ville d’environ 160,000 habitants de nos jours, donc un petit peu plus grande que la Ville de Saguenay. Il s’agit d’une ville industrielle avec quelques quartiers ruraux plus verts, connue pour son usine «Bayer», une firme de chimie et de médicaments, qui développe notamment des produits pharmaceutiques pour le monde entier dont le plus connu est sans doute l’«Aspirine». Sinon, la ville est également beaucoup connue en Europe pour son équipe de soccer, le «TSV Bayer 04 Leverkusen» qui a gagné la Coupe UEFA en 1988 et qui a réussi d’atteindre la finale de la Ligue des champions de l’UEFA en 2002. Beaucoup de joueurs nationaux ont connu de grands succès dans cette équipe, notamment Michael Ballack, l’ancien capitaine de l’équipe nationale.

                    J’ai grandi dans un des quartiers plutôt naturels et tranquilles. Dès ma jeunesse, j’ai adoré voyager et je me suis mis à apprendre des langues le plus vite possible. J’ai commencé à apprendre le français à partir de onze ans et au début de mon école secondaire, deux ans plus tard, j’ai choisi d’apprendre l’anglais. Un an plus tard le latin, un autre an après le russe et je continue à apprendre d’autres langues encore aujourd’hui, comme l’innu-aimun que j’ai appris l’année dernière. Grâce à des échanges scolaires, j’avais réussi de connaître des gens de la France, de l’Angleterre et de la Russie et lorsque j’ai eu le choix de partir pour une année complète à l’étranger à l’âge de seize ans, j’étais décidé que je voulais venir au Québec. Pourquoi le Québec? Premièrement, le français est ma langue préférée et sans aucun doute la langue dans laquelle je suis le plus avancé, à part ma langue maternelle. Je voulais donc aller dans un pays ou une province francophone. Deuxièmement, je suis quelqu’un qui adore tout ce qui touche la nature comme les saisons, les animaux, le plein air et je savais que le Canada avait beaucoup de beaux paysages diversifiés. Troisièmement, j’avais fait de nombreux voyages en Europe, mais je n’avais jamais véritablement quitté le continent et ce projet de passer une année à l’étranger me permettait de découvrir un autre continent, soit l’Amérique du Nord. Dès mon premier voyage scolaire en France quand j’avais douze ans, je disais déjà à mes parents que j’aimerais aller au Québec un jour et c’est quatre ans plus tard que j’ai réalisé ce rêve.

                    Les coordonateurs de cette année scolaire à l’étranger m’avaient trouvé une famille bien gentille à Shipshaw, au sein de la Ville du Saguenay, où j’ai vécu sur une ferme laitière pendant un an. Pendant mes trois premières semaines au Québec, j’ai suivi un programme pour les nouveaux arrivants au Cégep de Jonquière. J’y ai fait la connaissance de jeunes Allemands, Brésiliens, Mexicains et Japonais qui partageaient le même rêve que moi et qui sont parti aux quatre les quatre coins de la province après ces trois semaines, tandis que moi et mon frère d’accueil brésiliens sommes restés au Saguenay. Durant ces trois semaines, qui étaient peut-être les plus enrichissantes de ma vie, j’ai appris les bases de la langue québécoise avec ses jurons (!), j’ai fait la connaissance de la musique québécoise et des artistes tels que Jean Leloup ou Éric Lapointe, j’ai visité des attractions touristiques telles que la vieille Pulperie à Chicoutimi, le Cap Trinité, l’Odyssée des Bâtisseurs à Alma, le parc d’aventure «D’Arbre en arbre» près de Saint-Félicien, le zoo de Saint-Félicien et plus encore. Je me suis fait beaucoup d’amis et j’ai déjà commencé à tomber en amour avec le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Après cet été génial, j’ai fait mon cinquième secondaire à Polyvalente Jonquière. Je me suis impliqué au maximum dans les activités de l’école pour m’intégrer et connaître le plus de gens possible. J’ai participé à la radio étudiante, j’ai fait du soccer, du badminton et du volleyball et j’avais également du succès dans mes études grâce à une belle intégration de ma part, de bons enseignants compétents et des élèves et amis qui me soutenaient en tout temps. Durant l’année, je suis également tombé en amour avec une québécoise de la région et peu de gens croyaient que notre relation pourrait durer jusqu’au-delà de mon année d’échange. En fait, la plupart des gens se sont trompés, j’ai invité cette fille en Allemagne après mon année scolaire et par la suite, on s’est vu durant les grandes vacances et aujourd’hui, je suis toujours avec elle et ce fera bientôt quatre ans.

                    J’avais donc accumulé un tas de belles expériences en 2006 et 2007 et quand je suis retourné en Allemagne pour finaliser mon parcours scolaire là-bas, je savais déjà que je voulais retourner au Saguenay par la suite. Avec l’aide et le soutien de mes parents, j’ai commencé à faire des démarches vraiment compliquées pour pouvoir me réaliser un autre rêve, celui de faire des études universitaires à l’étranger. Je suis allé dans l’enseignement car j’y ai fait de très belles expériences et car j’avais depuis longtemps le rêve d’exercer ce métier un jour. Mais avant d’arriver à Chicoutimi en été 2009, il fallait avoir tous les papiers, certificats et visa pour les ambassades canadiennes et québécoises, il fallait que je m’inscrive à l’université, que je me trouve une place aux résidences, il fallait que je sois libéré de mon service militaire obligatoire en Allemagne et que je me sépare de ma famille et mes amis qui sont restés en Allemagne. J’ai pris de grands risques et ces démarches ont été une période très difficile dans ma vie. Et lors de mon arrivée au Québec en août 2009, un tas de problèmes m’attendait. Il y avait des difficultés avec mon inscription et mes assurances, on m’avait donné des fausses informations sur mes démarches d’immigration, un déménagement compliqué m’attendait, mes anciens amis n’étaient souvent plus disponibles pour moi ou avaient beaucoup changé et ça ne semblait plus finir.

                    Depuis cet été 2009, je me suis installé aux résidences, je me suis créé un nouveau chez moi, je suis dans mon troisième trimestre à l’université et après deux ou trois années très difficiles (pendant lesquels j’étais des fois proche de tout abandonner et de désespérer), je suis particulièrement fier d’avoir réussi à réaliser mon rêve et d’être au Saguenay. Je vois finalement les fruits de mes efforts. Je suis devenu beaucoup plus indépendant et mature et je me suis battu pour être ici et être en mesure d’écrire ces lignes aujourd’hui. Je me suis rendu aussi loin, parce que je le voulais vraiment. Le Québec et mon passage à l’université, ce ne sont pas juste des étapes dans ma vie: pour moi, c’est comme le début d’une nouvelle vie. Je compte d’étudier ici, me marier ici, travailler ici, vieillir ici.

                      Et avec ma participation au sein des blogueurs de l’université, un nouveau chapitre intéressant commence également…

    « My first five reviews from the Metal Archives are now on this blog!02. Des six brumes et plus encore – Un reportage sur la quarante-sixième édition du Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean (14/10/10) »
    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    Tags Tags : , , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :