• 58. Une ère nouvelle pour les Coyotes de Phoenix

    Depuis quatre ans, l’avenir de l’équipe des Coyotes de Phoenix, une équipe qui évolue dans la Ligue nationale de hockey suite au déménagement de l’équipe mythique des Jets de Winnipeg dans l’Arizona en 1996, semblait plutôt instable. Après s’être placée sous la protection de la loi sur les faillites le 5 mai 2009, l’équipe qui joue ses matchs à la Jobing.com Arena dans une banlieue de Phoenix qui s’appelle Glendale n’avait pas de propriétaire et son avenir semblait des plus instables. Le plan initial de l’homme d’affaires canadien Jim Balsillie de relocaliser l’équipe à Hamilton en Ontario était tombé à l’eau et la Ligue nationale de hockey est devenue propriétaire de l’équipe. Les négociations avec le groupe Ice Edge et ensuite avec l’ancien dirigeant des Sharks de San José Greg Jamison n’ont mené nulle part. La situation devenait de plus en plus précaire pour l’équipe.

    Pas de déménagement à Hamilton, Kansas City, Las Vegas, Québec ou Seattle

    La direction de la LNH imposait alors un ultimatum à la ville de Glendale d’arranger la vente de l’équipe et de faire voter le conseil en faveur de son maintien à la ville. Si tous les détails n’allaient pas être réglés jusqu’au 2 juillet 2013, la LNH se gardait l’option de faire déménager l’équipe. Le candidat le plus probable pour accueillir une nouvelle équipe de la LNH aurait été la ville de Seattle. D’autres experts évoquaient aussi la ville de Québec qui aurait aimé voir un retour de leur équipe mythique qui sont les Nordiques de Québec dix-huit ans après leur déménagement à Denver pour devenir l’Avalanche de Colorado. Les villes de Hamilton en Ontario, Kansas City et même Las Vegas auraient également été intéressées à accueillir une équipe de la LNH.

    Jusqu’aux dernières minutes, personne ne pouvait prédire la conclusion de ces quatre ans d’incertitudes épiques. Les chiffres des spectateurs avaient un peu grimpé au cours de l’année suite à trois participations passionnantes consécutives aux séries éliminatoires de la LNH, mais la Jobing.com Arena qui peut accueillir 17,125 spectateurs était très rarement remplie à sa pleine capacité et souvent même pas à moitié malgré la distribution massive de billets gratuits et des prix ridiculement bas pour se procurer des billets. Les amateurs des Canadiens de Montréal ne peuvent que rêver de se procurer des billets aussi peu coûteux.

    Une banlieue désertique étranglée par ses dettes

    En plus de cela, la ville de Glendale était de plus en plus étranglée par ses nombreuses dettes. Un nombre élevé d’employés de la ville, de pompiers et même de policiers avaient été mis à la porte au courant des cinq dernières années. La cueillette des ordures ne s’effectue qu’une fois par mois au lieu de deux depuis quelques mois. Glendale avait récemment dû refuser l’installation d’une nouvelle caserne et d’un nouveau camion pour combattre des feux de forêts estivaux. Faute d’argent et vu que la ville a encore une dette d’environ trente millions de dollars envers la LNH, elle pense maintenant même à hypothéquer son hôtel de ville à une entreprise extérieure pour les vingt prochaines années. Beaucoup de choses parlaient donc contre un maintien de l’équipe de hockey coûteuse dans la ville.

    Une équipe soudée d’immigrants qui se bat contre son destin sombre

    Ce qui était impressionnant et ce qui rendait l’équipe sympathique malgré tous ces problèmes était la performance des Coyotes de Phoenix où se trouvent d’ailleurs plus de joueurs canadiens que chez les Canadiens de Montréal. Autour du capitaine canadien Shane Doan qui est fidèle à l’équipe depuis ses débuts ce qui se voit très rarement dans le sport contemporain, de l’excellent gardien de but canadien Mike Smith et du centre québécois Antoine Vermette s’est développée une équipe internationale soudée qui s’est rendue contre toutes attentes jusqu’à la finale de la division de l’ouest contre les Kings de Los Angeles en 2012. Plusieurs piliers de l’équipe ont d’ailleurs démontré leur soutien inébranlable quelques jours avant la décision finale sur l’avenir des Coyotes de Phoenix. Le gardien Mike Smith avait prolongé son contrat pour six saisons. Le directeur général Don Maloney et son adjoint Brad Treliving ont prolongé leurs contrats autant que les entraîneurs adjoints Jim Playfair et Sean Burke. Cela a mené l’entraîneur en chef canadien Dave Tippett de demeurer lui aussi pour cinq autres années avec l’équipe.

    Au moins cinq autres saisons à Glendale pour les futurs Coyotes de l’Arizona

    Finalement, tous ces efforts n’ont pas été pour rien. Quelques instants avant la fin de l’ultimatum, le conseil de la ville de Glendale a voté à raison de quatre voix à trois en faveur du maintien des Coyotes de Phoenix à 23 heures locales le 2 juillet 2013. La LNH a alors vendu l’équipe qui deviendra les Coyotes de l’Arizona à partir de 2014 pour 170 millions de dollars à un groupe d’hommes d’affaires canadiens qui s’appelle Renaissance Sports and Entertainment. Celui a accepté de se charger de la gestion du Jobing.com Arena pendant quinze ans en investissant 225 millions de dollars américains. La ville de Glendale finance le projet à quinze millions de dollars par année et RSE a accepté de retourner un montant projeté de 6,7 millions de dollars américains de revenus additionnels par année. Une clause échappatoire permet au groupe de se retirer du projet, s’il accumule des pertes financières plus hautes que cinquante millions de dollars américains en cinq ans. Le groupe a également affirmé que si l’équipe utilisait sa clause échappatoire pour quitter la ville de Glendale, l’organisation rembourserait la ville pour toutes les pertes supérieures à six millions de dollars américains budgétées annuellement. Plus tôt dans la même journée, RSE avait conclu une entente avec Global Spectrum, la branche de gestion d’amphithéâtres de Comcast-Spectacor et le gestionnaire du stade de l’Université de Phoenix, pour aider à gérer le Jobing.com Arena, incluant des initiatives pour augmenter les dates d’occupation de l’aréna qui étaient jusqu'alors très limitées. Cette initiative pourrait davantage voir la mise en place de concerts, d’expositions et de festivals dans l’aréna.

    La vente de l’équipe a enfin été finalisée le 5 août 2013. Même si le maintien de l’équipe dans le désert au sud des États-Unis reste coûteux et risqué, la nouvelle tranquillité donnera à la région une véritable occasion en or de s’accrocher à l’équipe qui demeurera pour au moins cinq ans de plus à Glendale. Si l’équipe peut reproduire les succès sportifs des années précédentes à part de la dernière saison plutôt chaotique et décevante, l’équipe attirera davantage d’attention et pourrait avoir un avenir radieux. Avec l’engagement du centre canadien Mike Ribeiro et le repêchage de l’attaquant canadien Max Domi, fils du légendaire ailier droit des Maples Leafs de Toronto Tie Domi, l’équipe semble être faite forte pour la nouvelle saison qui débutera au début du mois d’octobre.

     

    En ce qui concerne les villes de Hamilton, Kansas City, Las Vegas, Seattle et Québec qui n’ont toujours pas obtenu une équipe pour la Ligue nationale de hockey, elles peuvent finalement tourner la page au lieu de vivre dans le passé ou de rêver en couleurs en attendant plutôt les plans d’expansion de la LNH qui pourraient être réalisés d’ici quelques années seulement.

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