• 62. L’Impact de Montréal en 2013: Un conte de fée qui se termine en catastrophe

    L’Impact de Montréal a vécu une saison riche en émotions en nous montrant deux visages bien différents.

    La saison avait débuté beaucoup mieux que l’on aurait pu croire avec le nouvel entraîneur suisse Marco Schällibaum qui avait remplacé l’Américain Jesse Marsch. Il a immédiatement eu un impact positif sur l’équipe qui avait connu une première saison moyenne en la plus haute ligue de soccer en Amérique du Nord l’an passé. L’équipe était composée de vétérans internationaux comme le légendaire défenseur italien Alessandro Nesta, le centre canadien Patrice Bernier ou l’excellent attaquant italien Marco Di Vaio ainsi que de jeunes talents prometteurs comme le défenseur québécois Karl Ouimette, le centre français Wandrille Lefèvre ou l’attaquant américain Andrew Wenger. Plusieurs joueurs prêtés comme le centre italien Andrea Pisanu, l’attaquant argentin Andrés Romero ou l’attaquant italien Daniele Paponi ont également contribué à une équipe plus forte et large qui n’avait perdu qu’un seul de ses six matchs préparatoires.

    L’Impact de Montréal a surpris tous les experts en gagnant ses quatre premiers matchs de la saison régulière dont deux matchs à l’extérieur contre Seattle et Portland et donc autant que durant toute la saison précédente, mais c’étaient surtout les victoires à domicile au stade olympique contre le rival torontois et la fameuse équipe de New York qui ont créé des attentes élevés parmi les amateurs de l’équipe. L’équipe a d’abord su relever ses nouveaux défis en gagnant trois autres matchs consécutifs en mai et juin contre le Real Salt Lake, le Philadelphia Union et le Sporting Kansas City. En plus, l’équipe avait gagné le championnat canadien contre les Whitecaps de Vancouver avec deux matchs nuls au mois de mai. L’acquisition de ce titre prestigieux a autorisé l’équipe à participer à la Ligue des champions de la CONCACAF 2013-2014.

    Dans cette ligue, l’équipe québécoise n’a pourtant pas pu aller au-delà de la phase des groupes en affrontant les San Jose Earthquakes des États-Unis et l’équipe guatémaltèque Club Deportivo Heredia aux mois d’août et de septembre. Durant l’été, le onze montréalais a également connu plus de difficultés dans la MLS. Entre son quinzième et son vingt-deuxième match, l’équipe n’avait gagné qu’un seul match grâce à un but chanceux marqué à la sixième minute du temps additionnel contre le Sporting Kansas City. Malgré une courte amélioration vers la fin de l’été avec trois victoires en quatre matchs consécutifs, la fin de saison a été plutôt décevante.

    Au dernier match de la saison à la fin du mois d’octobre, le onze montréalais aurait quand-même pu s’assurer de la troisième place dans l’association de l’est en gagnant son match contre le très faible Toronto FC. Dans un match pitoyable, le onze montréalais a perdu dans la pluie de Toronto et a été très chanceux de ne perdre qu’avec la marque de 0 à 1. Le sort de l’équipe dépendait donc entièrement de trois matchs du lendemain où les concurrents directs pour les séries éliminatoires avaient encore l’occasion de dépasser le onze montréalais. Le New England Revolution en a profité avec sa victoire contre le Columbus Crew et le Houston Dynamo a fait pareil. Le sort du onze montréalais qui avait commencé sa saison en force pour s’effondre vers la fin dépendait donc entièrement du match entre le Chicago Fire et les New York Red Bulls. La chance était enfin du côté montréalais qui a pu garder sa cinquième place dans l’association qui était la dernière à donner droit au passage aux séries éliminatoires grâce à une victoire de 5 à 2 des New York Red Bulls contre le concurrent montréalais.

    L’Impact de Montréal allait donc affronter l’équipe en quatrième position dans un match à l’extérieur pour déterminer l’équipe qui allait affronter les champions de l’association et la meilleure équipe de la ligue qui étaient les New York Red Bulls par la suite. Ce match décisif se déroulait à Houston au Texas lors de la soirée d’Halloween.

    Ce match fut une catastrophe totale. D’abord, l’équipe débutait sans leur capitaine américain Davy Arnaud et l’entraîneur ne comptait pas sur les attaquants comme Felipe ou Daniele Paponi, mais sur Andrew Wenger qui avait été beaucoup critiqué auparavant et qui délivrait en effet un match décevant. L’équipe de Houston a marqué son premier but à la seizième minute déjà et la catastrophe empirait à chaque minute. L’équipe du Texas marquait à nouveau après que le centre argentin Hernan Bernadello ait provoqué un penalty complètement inutile. Après la pause, les choses n’allaient pas mieux, bien au contraire. Après une faute très agressive en première mi-temps pour laquelle il n’avait reçu qu’un carton jaune, le défenseur colombien Nelson Rivas n’en avait pas tiré ses conséquences et se faisait expulser suite au deuxième carton jaune à la soixante-dixième minute. La question pourquoi l’entraîneur n’a pas remplacé ce joueur à la pause est également pertinente ici. L’équipe du Texas en a profité pour ajouter un troisième but d’assurance à son compte quelques instants plus tard. Les choses se gâtaient complètement à la dernière minute de jeu. Après avoir donné un coup de pied frustré contre le ballon qui se trouvait entre les jambes d’un joueur adverse qu’il avait rigoureusement poussé par terre, une mêlée digne à un match de hockey s’ensuivait suite à ce geste brutal d’Andrés Romero. Durant cette mêlée, même Marco Di Vaio, un joueur très calme et respectueux d’habitude et l’idole de bien des amateurs du onze montréalais en raison de ses vingt-deux buts durant toute la saison, a mis sa main à la gorge d’un joueur adverse à deux reprises et les choses dégénéraient rapidement. Toutes les frustrations d’une deuxième moitié de saison excessivement décevante se manifestaient dans ces gestes violents. Après plusieurs minutes tumultueuses, Romero et Di Vaio furent expulsés du match avec deux cartons rouges. Le onze montréalais terminait ainsi les derniers instants honteux de la saison avec seulement huit joueurs et perdait ce match par la marque de 0 à 3.

    Malgré cette fin amère, il ne faut pas oublier que l’équipe a su surprendre bien des experts. Une qualification pour les séries éliminatoires à sa deuxième saison en MLS seulement ainsi que la victoire au championnat canadien sont très honorables.

     

    Les questions qui se posent sont si le président Joey Saputo continue à compter sur son entraîneur suisse Marco Schällibaum après plusieurs décisions malheureuses en fin de saison et si l’équipe peut encore compter sur son attaquant hors paire Marco Di Vaio qui aura trente-huit ans l’année prochaine ou au moins le remplacer adéquatement. Cette saison, l’équipe était trop souvent trop dépendante du génie de l’Italien. Plusieurs autres vétérans comme Alessandro Nesta quitteront définitivement l’équipe. Il reste donc beaucoup de travail à faire pour l’organisation afin de monter une équipe prometteuse pour le mois de mars prochain. 

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