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    Cet article parlera d’un sport que j’adore autant que le hockey sur glace, mais qui est quelque peu négligé au Canada et au Québec: le soccer. Pourtant, depuis cette année, ce sport mondial a connu une importante montée en qualité et en visibilité au Québec grâce à la saison inaugurale de l’Impact de Montréal dans la ligue majeure de soccer. Après une tournure plus que décevante de la dernière saison des Canadiens de Montréal, un retour encore lointain des Nordiques de Québec et un lock-out dans la ligue nationale de hockey, il est intéressant de découvrir un nouveau sport et de récapituler les huit premiers mois de l’Impact de Montréal en MLS.

    La saison 2012 a été la première en Major League Soccer qui est la plus grande et la plus importante ligue de soccer nord-américaine pour la toute nouvelle équipe de l’Impact de Montréal. Depuis la fondation de l’équipe en 1992, les onze montréalais avaient déjà gagné les championnats de l’American Professional Soccer League en 1994, de l’A-League en 2004, des United Soccer Leagues en 2009 ainsi que sept Coupes des Voyageurs entre 2002 et 2008. Après avoir fait partie de quatre ligues différentes et peu stables en moins de vingt ans, l’homme d’affaires canadien et propriétaire de l’équipe Joseph Saputo a songé de faire la demande officielle pour l’accession de l’Impact de Montréal à la MLS après l’expansion du stade Saputo en 2007. Jusqu’en 2009, c’était le Toronto FC qui avait signé un contrat exclusif avec la MLS qui le légitimait comme seule équipe canadienne, mais l’équipe montréalaise figurait par la suite parmi les candidats lors de l’expansion de la ligue pour la saison 2011. Malgré le soutien financier de l’homme d’affaires américain George N. Gillet Jr. possédant des intérêts dans plusieurs équipes et organismes sportifs en Amérique du Nord et même en Angleterre, la demande n’a d’abord pas été retenue. C’étaient plutôt les Timbers de Portland ainsi que les Whitecaps de Vancouver qui ont joint la ligue. Mais Joseph Saputo continuait ses démarches et sa demande fut finalement retenue pour l’année suivante quand l’Impact de Montréal joignait la ligue comme dix-neuvième équipe. Le prix d’accès à la ligue de quarante millions de dollars américains a été payé par la famille Saputo. En ce moment-même, les gérants de la MLS étudient les offres d’expansion pour une vingtième et dernière équipe dans un proche avenir.

    Après avoir présenté son nouveau logo basé sur les couleurs blanc et bleu de l’équipe, une fleur de lys, quatre étoiles et le slogan «Tous pour gagner», une équipe d’anciens et de nouveaux joueurs fut établie à partir de l’automne 2011. L’ancien assistant de l’équipe nationale de soccer des États-Unis Jesse Marsch devint alors l’entraîneur en chef de la nouvelle équipe. Le défenseur colombien Nelson Rivas venant de l’équipe renommée de l’Inter Milan devint le premier joueur sous contrat MLS à Montréal. L’entraînement pour la saison débuta en janvier et l’équipe participa à des camps d’entraînement à Guadalajara, à Los Angeles et à Lake Buena Vista où elle obtenait des résultats plutôt moyens. La véritable saison débuta avec un match à l’extérieur le 10 mars 2012 durant lequel l’équipe s’inclina 2 à 0 contre les Whitecaps de Vancouver. Une semaine plus tard, l’équipe ne donna pas son premier match à domicile au stade Saputo, qui se trouve en construction d’expansion en ce moment, mais bien dans le stade olympique de Montréal devant une foule record de 58 912 spectateurs lors d’un match nul de 1 à 1 contre le Chicago Fire dans la ligue majeure de soccer. C’est le capitaine américain de l’équipe Davy Arnaud qui marqua alors le tout premier but de l’histoire de l’Impact de Montréal dans la ligue. Après un départ difficile, ce n’est qu’au sixième match lors d’une victoire de 2 à 1 à l’extérieur contre le Toronto FC que l’équipe inscrivit sa première victoire dans la ligue. C’étaient l’attaquant bosniaque Siniša Ubiparipović et l’attaquant américain Andrew Wenger qui marquèrent pour l’Impact de Montréal. C’est lors du neuvième match que l’équipe marqua sa première victoire à domicile de 2 à 0 contre les Timbers de Portland grâce aux buts de l’Italien Bernardo Corradi et du Bosniaque Siniša Ubiparipović. Lors du onzième match de la saison, une foule record de 60 860 spectateurs assista au match de leur équipe dans le stade olympique contre le Galaxy de Los Angeles avec des joueurs vedettes tels que l’Irlandais Robbie Keane, l’Américain Landon Donovan, le Brésilien Juninho ou encore l’Anglais David Beckham. L’Impact de Montréal réussit à faire un match nul contre l’adversaire favorisé grâce au but du capitaine Davy Arnaud. Entre le 28 juillet et le 25 août, l’Impact de Montréal réussit même à gagner cinq matchs de suite dont quatre à domicile, mais malgré ses efforts vers la fin de la saison, l’équipe ne réussit plus à s’inscrire pour les séries éliminatoires.

    En ce qui concerne l’équipe elle-même, celle-ci est hautement diversifiée avec des joueurs de treize nationalités différentes dont la majorité vient des États-Unis. Il n’y a que cinq joueurs canadiens dans l’équipe dont deux d’origine québécoise. Même au niveau de l’âge, l’équipe est hautement divisée allant du jeune défenseur Karl Ouimette de vingt ans à l’attaquant Eduardo Sebrango de trente-neuf ans qui a connu une longue carrière au sein de l’Impact de Montréal. C’est le capitaine Davy Arnaud qui a fait le plus de matchs pour son équipe durant la saison inaugurale, suivi de près par Felipe Martins qui a même passé plus de minutes sur le terrain et par Collen Warner. Les meilleurs marqueurs sont Patrice Bernier, Sanna Nyassi et Marco Di Vaio.

    Pour conclure, l’Impact de Montréal a prouvé durant sa première saison qu’elle sait attirer de grandes foules record. Durant sa première saison, l’équipe a déjà établi plusieurs records comme le plus grand nombre de victoires d’une équipe canadienne en MLS, le plus grand nombre de victoires lors d’une saison inaugurale en MLS et le plus grand nombre de buts réalisés par une équipe d’expansion. L’équipe promeut le soccer au Canada et au Québec. Ce sport pourrait jouer d’autant plus un grand rôle dans le futur face au lock-out de la ligue nationale de hockey et aux résultats décevants des Canadiens de Montréal. L’équipe a fait ses preuves qu’elle ne sert pas comme chaire à canon. Elle a réussi à accrocher une place respectable au centre du tableau. En analysant les tendances positives vers la fin de la saison, l’équipe semble être prête pour s’attaquer aux séries éliminatoires de la saison prochaine.

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  • Durant les dernières journées, vous avez sûrement vu une panoplie de gens portant une fleur rouge avec un centre noir sur leurs vêtements: les animateurs à la télévision, les fonctionnaires en centre-ville et même les professeurs et plusieurs étudiants à l’université. Il y avait même certains endroits à Chicoutimi où étaient et sont encore distribuées ces belles épinglettes: au centre d’achats, aux différentes écoles et même au Centre Georges-Vézina avant le début des matchs des Saguenéens de Chicoutimi. Il y avait également un grand début sur le port de la fleur de lys sur cette fleur en noir et rouge étant donné que la première ministre Pauline Marois n’était pas au courant des règles d’étiquette édictées par la Légion royale canadienne concernant le port de la fameuse fleur rouge.

    En fait, cette fameuse fleur est le coquelicot.

    Le coquelicot est un symbole rassembleur associé à l’honneur et au souvenir des combattants, et tout spécialement aux soldats tombés lors de la Première Guerre mondiale venant des pays du Commonwealth tels que le Canada. L’allégorie du coquelicot découle d’un des poèmes canadiens les plus connus qui s’intitule «In Flanders Fields» (en français: «Au champ d’honneur»). Ce poème a été rédigé par le lieutenant-colonel John McCrae, un médecin du Corps de santé royal canadien qui a vécu l’horreur durant la sanglante deuxième bataille d’Ypres en Flandres au courant de l’année 1915. Les coquelicots fleurissent même dans les conditions les plus difficiles dans les champs meurtriers de cette région. En même temps, ils symbolisent avec leur couleur le bain de sang de la guerre de tranchés.

    À la fin de la guerre en 1918, Moina Michael, une jeune Américaine membre de l’association chrétienne de jeunes filles, a été la première à porter un coquelicot après avoir composé un poème à son tour qui est inspiré de celui de John McCrae. Par la suite, c’est une citoyenne française du nom d’Anna Guérin qui a proposé à un maréchal britannique en 1921 que les femmes et les enfants des régions dévastées de France devraient produire des coquelicots dans le but de recueillir des fonds pour venir en aide aux «gueules cassées», les survivants de la Première Guerre mondiale ayant subi une ou plusieurs blessures au combat. Ensuite, elle a envoyé sa version des coquelicots en épinglette à Londres et le symbole était bientôt adapté par les vétérans de guerre d’un bon nombre des pays du Commonwealth.

    Au Canada, les citoyens sont invités à porter leur coquelicot le plus proche de leur cœur dans les deux semaines précédant le 11 novembre de chaque année et surtout durant la Semaine des anciens combattants du 5 au 11 novembre. Il s’agit de la date de l’armistice menant à la fin de la Première Guerre mondiale. Le port de ce symbole est une sorte d’hommage aux milliers de soldats qui ont libéré le monde de monarchies et de dictatures de terreur en risquant leurs vies tout en cherchant à restaurer la paix dans le monde. Ce symbole n’est donc pas seulement d’une grande importance pour les vétérans canadiens, mais devrait être valorisé par tous ceux et celles qui ont eu la chance de grandir dans un monde relativement pacifique.

    En tant qu’étudiant étranger d’origine allemande, je porte fièrement le coquelicot le plus souvent possible, car je suis vraiment très reconnaissant envers les vétérans de guerre qui ont mis un terme à deux sanglantes guerres mondiales provoquées par des dirigeants mégalomaniaques. Les forces européennes ou asiatiques n’auraient jamais su se libérer du joug de ces despotes à court terme et ce sont les forces armées du Commonwealth ainsi que les forces américaines et celles de l’armée rouge qui ont mis un terme à des règnes d’horreur par leur intervention et qui ont fait en sorte que j’ai pu grandir dans un monde un peu plus interconnecté, pacifique et tolérant comme nous tous. Bien sûr, il ne faut pas juger la longue histoire de l’Allemagne sur ces quelques années seulement, mais il s’agissait d’années d’une grande noirceur incomparable et il ne faudra jamais les oublier ou chercher à justifier ces actes fautifs et irréparables. Le port du coquelicot est un bon moyen pour commémorer les folies que les êtres humains sont toujours capables de se faire tout en gardant cette lueur d’espoir que des femmes et des hommes courageux s’impliquent encore pour faire régner la paix dans le monde quand les causes justifient les moyens.

    C’est pour cela que je vous encourage vivement à porter l’épinglette du coquelicot dans ces jours-ci pour souligner votre engagement civique tout en honorant et en mémorisant ceux qui ont bâti le monde d’aujourd’hui par leurs sacrifices.

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  • Il y a un peu plus d’un an et demi, j’ai décrit en détail les cours que j’avais vécus durant mes deux premières années à l’Université du Québec à Chicoutimi dans le cadre de mon programme qui est celui du baccalauréat en enseignement secondaire -profil univers social. Depuis ce temps-là, j’ai vécu trois autres trimestres remplis de cours diversifiés et enrichissants ainsi qu’un stage de plus de cinq semaines passé à Sept-Îles. Juste avant d’entamer mon stage final durant le trimestre d’hiver qui se déroulera entre janvier et avril de l’année prochaine à Chicoutimi, j’aimerais donc faire un retour sur ma carrière universitaire et mes impressions des dix-huit derniers mois.

    Durant le trimestre d’automne en 2011, je me suis inscrit à quatre cours obligatoires et j’avais un cours optionnel à prendre. Je voulais un cours  pour élargir mes horizons et afin de devenir plus polyvalent. J’ai choisi de vouloir découvrir un peu plus le domaine d’études des arts et j’hésitais énormément entre deux cours: «Techniques de jeu théâtral» et «Histoire du cinéma». Finalement, j’ai opté pour la solution la plus simple: je me suis inscrit aux deux cours et je n’ai pas du tout regretté ce choix malgré une session plus chargée. Dans le cadre du premier cours, j’ai analysé des extraits de pièces de théâtres, j’ai assisté à plusieurs pièces présentées dans la région et j’ai surtout apprécié le côté pratique du cours dans lequel j’ai appris différentes techniques de jeu théâtral allant de certains exercices de respiration jusqu’aux danses folkloriques. En plus de cela, j’ai joué et présenté à un petit public deux extraits de deux pièces très différentes, une fois seul et une autre fois avec un coéquipier. Dans le deuxième cours, j’ai beaucoup appris sur les techniques de l’époque pionnière du cinéma et l’explication de ces différents courants innovateurs était accompagnée d’extraits visuels souvent fascinants. Mon travail de session très passionnant a porté sur le cinéma de propagande en prenant des exemples du cinéma allemand, américain et soviétique. Ce que j’ai particulièrement retenu de ces deux cours dont je connaissais peu de choses auparavant est d’une part le côté plus pratique et proactif de l’enseignement ainsi que les étudiants très accueillants, colorés et sympathiques que je croise encore souvent avec grand plaisir à l’université. Outre ces cours-là, j’avais également des cours réguliers. Il y avait un cours de géographie intitulé «Introduction à la carte du monde», deux cours d’histoire avec «L’Europe moderne de la Renaissance aux Lumières» et « Histoire du Saguenay-Lac-Saint-Jean» ainsi qu’un cours plutôt situé dans le domaine des sciences politiques qui était «Introduction aux relations internationales». Ce dernier cours m’a énormément passionné, car les relations internationales, le domaine de la diplomatie, l’histoire récente et les sciences politiques me fascinent depuis très longtemps. En suivant ce cours, j’ai approfondi ces passions et si je fais une maîtrise un jour, ce serait peut-être en lien direct ou indirect avec le domaine des relations internationales.

    Mon trimestre d’hiver 2012 était dominé par une session intensive de dix semaines avec cinq cours dans le domaine de l’enseignement et un stage très passionnant de plus de cinq semaines que j’ai pu passer dans un tout nouveau milieu dans une école secondaire à Sept-Îles. Les cours suivis étaient «École et société», «Enseignement aux élèves ayant des problèmes émotifs et d’ordre comportemental», «Initiation aux techniques éducatives», «Organisation scolaire du Québec» et «Projet didactique au secondaire». Tous les cinq cours étaient diversifiés et intéressants et j’ai surtout apprécié apprendre à utiliser plusieurs nouvelles techniques éducatives qui m’ont permis de rendre mon enseignement plus polyvalent. Le côté plus administratif et législatif  dans le cours sur l’organisation scolaire du Québec m’a montré de nombreux nouveaux éléments dans un domaine dont je connaissais peu de choses. Enfin, le projet didactique m’a beaucoup servi durant mes stages dans l’organisation et la planification de mes cours. Son côté très pratique avec le plus petit groupe que j’avais jamais expérimenté a rendu ce cours particulièrement efficace et intense.

    Mon trimestre d’automne 2012 a été incroyablement chargé vers la fin, même plus chargé que tout ce que j’ai vécu avant, mais je l’ai beaucoup adoré. J’avais décidé de m’offrir le cadeau de suivre un autre cours complémentaire qui s’intitule «Initiation aux premières civilisations». Ce cours m’a initié plus en profondeur à l’histoire et à la culture des civilisations mésopotamienne, égyptienne et chinoise en analysant les différences et les ressemblances. Le cours était particulièrement diversifié en raison d’un professeur dynamique avec le sens de l’humour et grâce à plusieurs documentaires pertinents qui ajoutaient des aspects intéressants aux informations théoriques transmises durant les parties magistrales. Avec un coéquipier, j’ai réalisé un travail de session très élaboré et enrichissant de vingt-six pages et qui comparait les premières formes de systèmes politiques stables en Mésopotamie avec Sargon d’Akkad et le roi Hammourabi et en Chine sous Qin Shi Huangdi et les deux dynasties Han par la suite. Mes cours réguliers étaient ensuite «Citoyenneté et éducation: objectifs et méthodes» qui était un cours de didactique avec des touches éducatives, politiques et surtout philosophiques, «Développement durable: organisations, politiques et acteurs» qui était sans aucun doute le cours avec la charge de travail la plus élevée durant lequel j’ai appris beaucoup de nouvelles notions au niveau administratif, économique, écologique, politique, social ainsi qu’au niveau de la gouvernance des différents programmes en développement durable, «Europe au dix-neuvième siècle: l’âge des révolutions» dans le cadre duquel j’ai pu faire un travail complexe sur le révolutionnaire tchèque fascinant František Palacký, «Histoire du Canada I» où j’ai réalisé un travail sur le sujet des filles du roi qui m’avait intéressé depuis longtemps et enfin «Villes et société urbaine» où j’ai réalisé un travail très large sur la ville de Dolbeau-Mistassini avec un coéquipier très impliqué.

    Pendant que je vous écris ces lignes, je finalise mon tout dernier travail de session après deux à trois semaines chargées durant lesquelles j’ai peu dormi et peu mangé même si j’étais probablement mieux organisé que jamais durant cette session. J’ai donc très hâte au temps des fêtes et aux vacances très bien méritées. Ceci étant dit, je vous souhaite le meilleur des temps des fêtes et une nouvelle année couronnée de succès en espérant que vous allez continuer à me suivre sur le blogue de l’UQAC.

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  • Après avoir suivi de nombreux ateliers enrichissants à la vie étudiante de l’UQAC comme le russe, l’innu-aimun ou le montagnais, le japonais et enfin le mandarin, je suis enfin sur le point de voir l’autre côté de la médaille.

    Pour ce trimestre d’hiver, je vais donner des cours d’allemand au premier niveau à plusieurs personnes qui désirent apprendre ma langue maternelle ou l’approfondir s’ils sont déjà plus avancés. Les cours s’offrent sur dix semaines entre le 29 janvier et le 2 avril 2013 sauf durant la semaine de relâche. Ils durent environ deux heures par semaine.

    Je vais apprendre à une bonne quinzaine d’intéressés les bases de la langue allemande en leur montrant l’essentiel de la grammaire, des exemples de conversations pratiques dans la vie de tous les jours et du vocabulaire essentiel à comprendre. Le tout sera garni avec beaucoup de discussions en petits groupes sur des sujets divers ainsi qu’avec quelques excursions dans la culture des pays germanophones en traduisant par exemple des paroles de chansons ou en regardant des extraits de films. Des exercices écrits et oraux sont également proposés et les étudiantes et étudiants de l’atelier seront invités à approfondir leurs connaissances lors d’exercices supplémentaires à la maison selon leurs besoins et leur temps. Bien sûr, on ne peut pas apprendre une langue aussi complexe que l’allemand en seulement dix semaines, mais cet atelier est une belle occasion pour un premier contact et pour savoir si on aime cette langue particulière.

    Au cours de ma carrière universitaire, j’ai déjà offert des cours de russe et d’allemand tout seul lors d’un stage en enseignement en cinquième secondaire à Jonquière, puis en collaboration avec une enseignante en troisième secondaire à Sept-Îles. J’ai également donné des cours d’anglais à une clientèle adulte chez CGI pendant un an et demi. Maintenant, j’ai hâte d’expérimenter de nouvelles situations d’apprentissage avec une clientèle adulte différente pour enrichir ma carrière professionnelle durant le dernier trimestre de mon baccalauréat afin de chercher de nouvelles inspirations pour ma future carrière. J’espère que cette nouvelle expérience m’aidera à me forger une idée plus précise sur mon cheminement futur qui me paraît encore un peu vague pour l’instant. J’espère pouvoir bientôt démarrer ma carrière sur le marché du travail québécois qui me paraît très complexe et diversifié tout en offrant des opportunités intéressantes pour mon avenir.

    Les cours à la vie étudiante sont offerts en petits groupes et facilitent l’apprentissage tout en prenant en considération les faiblesses, forces et intérêts de la clientèle. Le tout se passe dans un climat détendu et personnel où des étudiants universitaires à temps plein et à temps partiel rencontrent des personnes intéressées venant de l’extérieur des murs de l’université pour former un groupe dynamique et hétérogène. Les prix pour ces ateliers sont très abordables et chaque participant régulier reçoit même une attestation de la vie étudiante. Celle-ci n’offre pas seulement des cours de langue à chaque trimestre automnal et hivernal, mais aussi des ateliers sur l’autodéfense par anticipation, le hatha yoga, l’initiation aux champignons du printemps et aux plantes sauvages, l’initiation à la danse capoeira, l’initiation à la danse swing, la photographie numérique, le piano, la réflexologie, le secourisme général et le théâtre pour ce trimestre d’hiver. Parmi cette bonne gamme d’activités se trouve certainement un domaine qui pourrait vous intéresser. Au plaisir de rencontrer plusieurs d’entre vous lors des nombreuses activités! Je vous suggère de ne pas manquer à vous exprimer et à vous impliquer dans la vie étudiante à l’intérieur des murs de l’université tout en recherchant perpétuellement de nouvelles expériences.

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  • 30. Les rythmes de l'Afrique à l'UQAC (25/02/13)

     
    Dans le cadre du mois de l’histoire des Noirs, plusieurs événements se sont déroulés dans les murs de l’Université au courant de la semaine dernière. Il s’agissait en même temps des premières activités publiques pour la toute jeune Association des Africains du Saguenay-Lac-Saint-Jean qui a également lancé son site internet. Cette association a pour but de promouvoir les liens entre les Africains du Saguenay-Lac-Saint-Jean, du Québec et du Canada. L’organisme cherche à participer à l’épanouissement et au développement de l’Afrique. De plus, il aimerait faciliter l’intégration des nouveaux Africains et de leurs familles. Enfin, l’AASL a pour but de faire connaître davantage ce continent rempli de richesses peu connues aux peuples occidentaux. Pour plus d’informations, rendez-vous sur le tout nouveau site en question: http://africainsdusaguenay.org/index.html.

    Tout d’abord, il y avait vendredi dernier une table ronde à l’UQAC. Elle portait sur le sujet de «l’immigration aux Saguenay-Lac-Saint-Jean: enjeux et perspectives». Cette séance d’environ deux heures laissait la place à des présentations diverses et permettait des échanges avec des personnalités comme le renommé Gérard Bouchard, professeur au Département des sciences humaines de l’UQAC et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la dynamique comparée des imaginaires collectifs, Khadiyatoulah Fall, professeur au Département des arts et lettres de l’UQAC et responsable de la Chaire d’enseignement et de recherche interethniques et interculturels, et Marc Gravel, professeur au Département d’informatique et de mathématique et responsable du comité gestion de l’international de l’UQAC.
    Le samedi soir avait lieu une véritable soirée africaine au centre social de l’UQAC. Le tout commençait avec un riche buffet offrant environ huit plats africains ainsi que deux plats québécois aux invités. Il y avait entre autres des délices tels que le couscous ou la banane plantain à déguster. Les repas étaient préparés et servis par les employés du restaurant MA’Africa qui se trouve sur la rue Davis dans le secteur Arvida de la ville de Saguenay. Quelques bénévoles aidaient également au bon déroulement de la soirée. L’achalandage était tellement énorme que le centre social était rempli au maximum de ses capacités et il commençait même à manquer de repas pour ceux et celles qui arrivaient une heure ou plus après le début de la soirée! Après quelques discours de différents membres de l’association et d’autres invités, un duo africain a joué des chansons traditionnelles à la percussion avant qu’un autre groupe embarque sur la petite scène. Le groupe multiethnique City Barôkê (pour plus d’informations, visitez le lien suivant: https://fr-fr.facebook.com/CityBaroke) a joué une bonne dizaine de pièces traditionnelles avec beaucoup d’émotions, d’enthousiasme et d’expressivité. Après quelques premières chansons exotiques, la foule colorée commençait à s’habituer aux sonorités en se mettant debout tout en dansant devant la scène. Les gens se motivaient davantage et de différentes danses collectives et des échanges avec le groupe entre les chansons devenaient de plus en plus intenses. Lorsque le groupe a terminé son concert après environ une heure, bien des gens auraient souhaité qu’il continue encore. C’était alors le temps pour une soirée dansante en honneur des rythmes africains avec un DJ qui jouait une musique colorée allant de Youssou N’Dour jusqu’à Michael Jackson. Vers minuit et demi, la soirée touchait tranquillement à sa fin et bien des invités avaient pu tisser de nouveaux liens ou rencontrer des gens qu’ils n’avaient pas vu depuis longtemps au courant de la soirée.

    Espérons que ces événements colorés n’étaient que le début pour une série d’organisations semblables. La soirée africaine s’est démarquée par une belle ambiance festive entre jeunes et moins jeunes, entre noirs et blancs, entre invités et organisateurs. Il est fort possible que d’autres soirées dansantes aient lieu à l’extérieur des murs universitaires, comme les soirées d’ «Afrobeat» au bar et à la discothèque NRJ de Chicoutimi dans le passé. Peut-être que ce genre d’initiatives inspireront d’autres communautés, par exemple celles de différents pays européens ou asiatiques représentés à l’Université. Elles pourront nous faire connaître leur culture également.

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