• United Mind Club: La définition du «métal mental»: «Fonce dans ta vie et décides ce que tu veux en faire!»

    United Mind Club est un groupe originaire de la ville de Tver en Russie qui mélange du rock industriel, du thrash métal et de la musique électronique avec une saveur progressive. Le groupe a sorti son premier album studio «World Blood History» en 2012. Même si l’album ne dure que trente-cinq minutes, le quatuor y utilise plus d’idées courageuses que certains groupes pendant toute une carrière. Après avoir signé avec une maison de disques anglaise au début de leur carrière, le groupe a changé pour un label originaire de l’Ukraine qui a réussi à publier cet album en forme physique en accompagnant une publication du magazine allemand «Legacy» en automne dernier.

                Le Griffonnier a contacté deux membres du groupe pour parler avec eux de l’«esprit métal», du long chemin périlleux avant d’atteindre des sommets de la créativité pour les artistes contemporains tout en abordant aussi des sujets qui touchent la société russe contemporaine comme les incidents contournant le groupe de punk féminin Pussy Riot, les vagues de contestation contre le président Vladimir Poutine et les Jeux olympiques d’hiver de 2014 à Sotchi.

    Griffonier: Bonjour à vous deux. Introduisez-vous. Comment va la vie à Tver en Russie?

    Dmitry «Train Freeman» Zimin: Bonjour! Mon vrai nom est Dmitry, mais mes amis m’appellent «Train» ou «Freeman». Je suis le chanteur et guitariste du groupe. Tver est une petite ville en proximité de Moscou. Les gens n’y travaillent pas beaucoup ici et il n’y a que peu de guitaristes. Il y a beaucoup de neige sale. J’ai hâte au printemps!

    Roman «Del Torro» Nazimov: Mon nom est Roman, mais dans le groupe, je m’appelle «Del Torro». Je suis le batteur et je fais également quelques chants. Il fait assez frais à Tver, mais les gens sont toujours positifs.

    Griffonnier: Quelle est l’histoire derrière votre groupe?

    Dmitry «Train Freeman» Zimin: Notre groupe produit un mélange de différents sous-genres du métal. Notre histoire a commencé en 2008 avec l’enregistrement d’un maxi.

    Roman «Del Torro» Nazimov: Faire partie de ce groupe était pour moi un nouveau départ. Cet engagement a établi de nouvelles tendances au niveau de la musique et au niveau de ma vie aussi.

    Griffonnier: Que signifie votre nom de groupe et quelles sont vos aspirations artistiques?

    Dmitry «Train Freeman» Zimin: Pour moi, notre nom de groupe signifie une sorte d’émotion mentale. Nous faisons ce que nous voulons sans stéréotypes et sans limites.

    Roman «Del Torro» Nazimov: Nous jouons du «métal mental», c’est tout!

    Griffonnier: Que faites-vous dans vos vies de tous les jours?

    Dmitry «Train Freeman» Zimin: Tous les membres du groupe ont des emplois en dehors de leurs carrières artistiques. Pourtant, nous avons une agence de réservation en Russie qui nous aide à organiser nos concerts. Ma famille me soutient beaucoup aussi.

    Roman «Del Torro» Nazimov: Pour moi, être musicien est déjà un emploi à temps plein. Ma musique est mon expression personnelle et elle est très importante pour moi.

    Griffonnier: Votre logo m’intrigue beaucoup car il diffère de ceux de bien d’autres groupes. Est-ce qu’il y a un concept derrière cela?

    Dmitry «Train Freeman» Zimin: Oui, j’ai même un slogan pour le logo: Fonce dans ta vie et décides ce que tu veux en faire!

    Griffonnier: Quelle est l’histoire derrière votre belle pochette d’album détaillée?

    Dmitry «Train Freeman» Zimin: La pochette a été faite par le studio MoonRising. Je voulais que chaque chanson y soit représentée de façon visuelle.

    Griffonnier: Après la publication de votre maxi, cela vous a pris quatre ans avant de sortir un album. Le personnel du groupe a également beaucoup changé, même encore après la publication de votre album. Comment expliqueriez-vous ces facteurs?

    Dmitry «Train Freeman» Zimin: À l’époque, c’était notre premier pas dans l’industrie musicale et nous avons sorti notre maxi sur une maison de disques anglaise. Je ne voulais pas mettre ces trois chansons sur le nouvel album car elles se sont très différentes du style que nous jouons aujourd’hui. Au début, nous avons joué du métal moderne, aujourd’hui, nous nous servons d’un son beaucoup plus industriel en utilisant beaucoup d’échantillons de son. Je ne pense pas que le temps a été tellement long entre nos deux publications. J’essayais juste de trouver mon chemin et la route a été longue.

    Griffonnier: Vos chansons sont très complexes. Comment les écrivez-vous? D’où viennent vos inspirations? Est-ce que vous êtes capables de les reproduire en spectacle?

    Dmitry «Train Freeman» Zimin: Pour moi, des chansons sont comme des bloques de Lego. Nos chansons traitent de la vie sociale en Russie et de la folie qui plane dans le monde. L’écris la plupart des chansons dans ma tête. J’arrive avec une idée en studio et ensuite les autres gars ajoutent leurs idées et ça devient de plus en plus complexe.

    Roman «Del Torro» Nazimov: Je préfère les concerts. Notre musique sonne beaucoup plus nuancée. Nous avons joué un peu partout en Russie et en Europe. Il est temps de découvrir un nouveau continent!

    Griffonnier: Quels groupes sont les plus influents pour vous?

    Dmitry «Train Freeman» Zimin: Mes groupes préférés sont Metallica, Judas Priest, Queen, Rammstein et System Of A Down. Ces temps-ci, j’écoute même des musicaux français. J’écoute pratiquement tout de Frank Sinatra à Katy Perry. Mes artistes russes préférés sont Valery Kipelov, l’ancien chanteur du groupe de heavy metal russe Aria et le chansonnier Michail Krug.

    Roman «Del Torro» Nazimov: Pour moi, ce sont Korn, Slipknot et System Of A Down également. En Russie, j’aime le groupe de speed et de thrash métal Korrozia Metalla et le groupe de ska Leningrad.

    Griffonnier: Est-ce que vous avez une petite scène musicale dans votre ville?

    Roman «Del Torro» Nazimov: Il faut mentionner le groupe de death metal progressif Funeral Speech. Ce sont un peu les frères astraux de Chuck Schuldiner, le chanteur et guitariste du groupe de death metal progressif américain Death. Ce sont aussi nos amis.

    Griffonnier: Votre pays traverse beaucoup de changements: les incidents avec Pussy Riot, les manifestations contre le régime politique et l’avènement des Jeux olympiques d’hiver. Est-ce que ces événements ont un impact sur vos vies et votre musique?

    Roman «Del Torro» Nazimov: Concernant Pussy Riot, c’est une question assez difficile qui a tracé les politiques de Poutine. Je pense qu’il ne s’agit que d’un projet politique et non musical. Je ne trouve pas que la musique et la politique font bon ménage. En ce qui concerne les jeux olympiques, j’ai vraiment hâte qu’ils arrivent!

    Griffonnier: En terminant, quels sont vos projets pour l’année 2013?

    Dmitry «Train Freeman» Zimin: C’est le vingtième anniversaire de notre maison de disques. Nous allons contribuer à une compilation spéciale avec une chanson.

    Roman «Del Torro» Nazimov: Nous avons du pain sur la planche. Nous allons bientôt écrire de nouvelles chansons qui seront du pur rock ‘n roll.

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