• Bonjour à tous et à toutes,

                     Comme vous venez sûrement de remarquer, il y a un nouveau blogueur sur ce site et j’aimerais profiter de mon premier petit article pour raconter une histoire bien intéressante : la mienne.

                     Je m’appelle Sebastian Kluth et je suis né dans la ville de Leverkusen dans l’ouest de la République fédérale d’Allemagne en 1989, juste un an avant la réunification du pays, qui était à l’époque encore séparé. Leverkusen est une ville d’environ 160,000 habitants de nos jours, donc un petit peu plus grande que la Ville de Saguenay. Il s’agit d’une ville industrielle avec quelques quartiers ruraux plus verts, connue pour son usine «Bayer», une firme de chimie et de médicaments, qui développe notamment des produits pharmaceutiques pour le monde entier dont le plus connu est sans doute l’«Aspirine». Sinon, la ville est également beaucoup connue en Europe pour son équipe de soccer, le «TSV Bayer 04 Leverkusen» qui a gagné la Coupe UEFA en 1988 et qui a réussi d’atteindre la finale de la Ligue des champions de l’UEFA en 2002. Beaucoup de joueurs nationaux ont connu de grands succès dans cette équipe, notamment Michael Ballack, l’ancien capitaine de l’équipe nationale.

                    J’ai grandi dans un des quartiers plutôt naturels et tranquilles. Dès ma jeunesse, j’ai adoré voyager et je me suis mis à apprendre des langues le plus vite possible. J’ai commencé à apprendre le français à partir de onze ans et au début de mon école secondaire, deux ans plus tard, j’ai choisi d’apprendre l’anglais. Un an plus tard le latin, un autre an après le russe et je continue à apprendre d’autres langues encore aujourd’hui, comme l’innu-aimun que j’ai appris l’année dernière. Grâce à des échanges scolaires, j’avais réussi de connaître des gens de la France, de l’Angleterre et de la Russie et lorsque j’ai eu le choix de partir pour une année complète à l’étranger à l’âge de seize ans, j’étais décidé que je voulais venir au Québec. Pourquoi le Québec? Premièrement, le français est ma langue préférée et sans aucun doute la langue dans laquelle je suis le plus avancé, à part ma langue maternelle. Je voulais donc aller dans un pays ou une province francophone. Deuxièmement, je suis quelqu’un qui adore tout ce qui touche la nature comme les saisons, les animaux, le plein air et je savais que le Canada avait beaucoup de beaux paysages diversifiés. Troisièmement, j’avais fait de nombreux voyages en Europe, mais je n’avais jamais véritablement quitté le continent et ce projet de passer une année à l’étranger me permettait de découvrir un autre continent, soit l’Amérique du Nord. Dès mon premier voyage scolaire en France quand j’avais douze ans, je disais déjà à mes parents que j’aimerais aller au Québec un jour et c’est quatre ans plus tard que j’ai réalisé ce rêve.

                    Les coordonateurs de cette année scolaire à l’étranger m’avaient trouvé une famille bien gentille à Shipshaw, au sein de la Ville du Saguenay, où j’ai vécu sur une ferme laitière pendant un an. Pendant mes trois premières semaines au Québec, j’ai suivi un programme pour les nouveaux arrivants au Cégep de Jonquière. J’y ai fait la connaissance de jeunes Allemands, Brésiliens, Mexicains et Japonais qui partageaient le même rêve que moi et qui sont parti aux quatre les quatre coins de la province après ces trois semaines, tandis que moi et mon frère d’accueil brésiliens sommes restés au Saguenay. Durant ces trois semaines, qui étaient peut-être les plus enrichissantes de ma vie, j’ai appris les bases de la langue québécoise avec ses jurons (!), j’ai fait la connaissance de la musique québécoise et des artistes tels que Jean Leloup ou Éric Lapointe, j’ai visité des attractions touristiques telles que la vieille Pulperie à Chicoutimi, le Cap Trinité, l’Odyssée des Bâtisseurs à Alma, le parc d’aventure «D’Arbre en arbre» près de Saint-Félicien, le zoo de Saint-Félicien et plus encore. Je me suis fait beaucoup d’amis et j’ai déjà commencé à tomber en amour avec le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Après cet été génial, j’ai fait mon cinquième secondaire à Polyvalente Jonquière. Je me suis impliqué au maximum dans les activités de l’école pour m’intégrer et connaître le plus de gens possible. J’ai participé à la radio étudiante, j’ai fait du soccer, du badminton et du volleyball et j’avais également du succès dans mes études grâce à une belle intégration de ma part, de bons enseignants compétents et des élèves et amis qui me soutenaient en tout temps. Durant l’année, je suis également tombé en amour avec une québécoise de la région et peu de gens croyaient que notre relation pourrait durer jusqu’au-delà de mon année d’échange. En fait, la plupart des gens se sont trompés, j’ai invité cette fille en Allemagne après mon année scolaire et par la suite, on s’est vu durant les grandes vacances et aujourd’hui, je suis toujours avec elle et ce fera bientôt quatre ans.

                    J’avais donc accumulé un tas de belles expériences en 2006 et 2007 et quand je suis retourné en Allemagne pour finaliser mon parcours scolaire là-bas, je savais déjà que je voulais retourner au Saguenay par la suite. Avec l’aide et le soutien de mes parents, j’ai commencé à faire des démarches vraiment compliquées pour pouvoir me réaliser un autre rêve, celui de faire des études universitaires à l’étranger. Je suis allé dans l’enseignement car j’y ai fait de très belles expériences et car j’avais depuis longtemps le rêve d’exercer ce métier un jour. Mais avant d’arriver à Chicoutimi en été 2009, il fallait avoir tous les papiers, certificats et visa pour les ambassades canadiennes et québécoises, il fallait que je m’inscrive à l’université, que je me trouve une place aux résidences, il fallait que je sois libéré de mon service militaire obligatoire en Allemagne et que je me sépare de ma famille et mes amis qui sont restés en Allemagne. J’ai pris de grands risques et ces démarches ont été une période très difficile dans ma vie. Et lors de mon arrivée au Québec en août 2009, un tas de problèmes m’attendait. Il y avait des difficultés avec mon inscription et mes assurances, on m’avait donné des fausses informations sur mes démarches d’immigration, un déménagement compliqué m’attendait, mes anciens amis n’étaient souvent plus disponibles pour moi ou avaient beaucoup changé et ça ne semblait plus finir.

                    Depuis cet été 2009, je me suis installé aux résidences, je me suis créé un nouveau chez moi, je suis dans mon troisième trimestre à l’université et après deux ou trois années très difficiles (pendant lesquels j’étais des fois proche de tout abandonner et de désespérer), je suis particulièrement fier d’avoir réussi à réaliser mon rêve et d’être au Saguenay. Je vois finalement les fruits de mes efforts. Je suis devenu beaucoup plus indépendant et mature et je me suis battu pour être ici et être en mesure d’écrire ces lignes aujourd’hui. Je me suis rendu aussi loin, parce que je le voulais vraiment. Le Québec et mon passage à l’université, ce ne sont pas juste des étapes dans ma vie: pour moi, c’est comme le début d’une nouvelle vie. Je compte d’étudier ici, me marier ici, travailler ici, vieillir ici.

                      Et avec ma participation au sein des blogueurs de l’université, un nouveau chapitre intéressant commence également…

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  • Bonjour à tous et à toutes,

    Cette semaine, j’aimerais vous parler de la quarante-sixième édition du Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean qui avait lieu entre le 30 septembre et le 3 octobre de cette année, qui désignait également la ville de Saguenay une des Capitales culturelles du Canada. Il y avait d’ailleurs en masse de culture enrichissante à découvrir au Salon du livre. Le thème de cette édition était : «La clé de votre imaginaire» qui signifie selon le ministre Serge Simard une traduction parfaite «des possibilités pour chacun d’entre nous d’accéder à ces univers créés par des auteur(e)s à l’imagination fertile». Cette édition était une année de record avec plus de 20,000 visiteurs entre le jeudi et le dimanche. J’étais présent au Salon du livre lors de la journée où il y avait le plus de visiteurs, soit le samedi en après-midi.

    Tous les genres littéraires étaient présents au Salon du livre, des bandes dessinées pour les enfants du maternel et des guides de voyages jusqu’aux dictionnaires historiques et les romans fantastiques. Les enfants s’amusaient à rencontrer la mascotte Geronimo Stilton pour obtenir une dédicace, les adolescents visitaient un stand de dégustation de fromages et bières régionaux dans le centre d’achat à côté du Holiday Inn d’Arvida où se déroulait le Salon du livre (en passant, je conseille chaleureusement les fromages «Oka» et «Boivin extra-fort» ainsi que toutes les bières de la brasserie «Unibroue»), les adultes assistaient aux tables rondes et discussions animées par des modérateurs de différentes stations de radio avec certains écrivains et les personnes âgées prenaient une pause bien méritée dans un petit salon à côté du Salon du livre pour prendre un café en paix. Des spectateurs timides et des intéressés qui voulaient poser des questions aux auteurs et représentants des différentes maisons d’édition aux gens déterminés qui arrivaient déjà avec une grande liste d’achats précise le matin, toute une gamme de personnalités différentes s’y rencontraient et échangeaient. Malgré un grand nombre de visiteurs et quelques bouchons aux entrées, sorties et au centre de la salle d’exposition, il était encore possible de s’échanger personnellement et tranquillement avec certains auteurs et l’ambiance restait ainsi étonnement familiale et agréable. Presque toutes les couches de la société étaient présentes ce samedi après-midi et on peut ainsi constater que les Saguenéens et les Jeannois s’approprient davantage le Salon du livre qu’ils considèrent souvent comme « leur » Salon du livre. De plus en plus de gens s’identifient avec cet événement annuel.

    Un événement spécial pour moi était la rencontre des auteurs et représentants de la petite maison d’édition « Les six brumes » basée à la fois à Drummondville et à Sherbrooke et qui émerge de plus en plus. Les six brumes se réfèrent aux six genres de l’imaginaire : le fantasy, le fantastique, la science-fiction, l’horreur, le roman policier et le style inconnu qui reste à vous de le découvrir. La maison d’édition est composée de bénévoles à l’exception des auteurs déjà publiés, et est exclusivement financée exclusivement par des fonds privés. D’ailleurs, dans un message sur leur site d’internet, la maison d’édition parle d’un événement enrichissant, chaleureux et accueillant au Saguenay-Lac-Saint-Jean et on y caractérise les Saguenéens et Jeannois comme des gens cultivés qui sont toujours à l’écoute contrairement à certaines expériences vécues durant les grands Salons du livre peu personnels dans les grandes villes.

    J’ai notamment pu parler longtemps avec deux auteurs de cette maison d’édition, le jeune et sympathique Dominic Bellavance et le drôle Carl Rocheleau qui a aussi sa propre maison d’édition. Après une discussion longue et intense, je me suis acheté deux recueils de textes. Le premier s’appelle «L’aurore» et contient treize textes inédits touchant chaque catégorie des six brumes. Le deuxième est intitulé «Résonances» et présente dix-neuf histoires diversifiées en lien avec dix-huit municipalités de la MRC de Drummond. Certaines de ces histoires sont plutôt autobiographiques, d’autres historiques ou effrayants. L’auteur le plus connu ayant participé au projet est sans doute Patrick Senécal, écrivain de romans d’horreur et de suspense psychologique comme «Sur le seuil», «5150, Rue des Ormes» ou encore «Les sept jours du talion» qui ont tous été adaptés pour le cinéma récemment, que j’ai également pu rencontrer au Salon du livre et qui a signé sa partie dans ce recueil pour moi.  Un ami de moi, qui lit et achète généralement très peu et qui était visiblement fort impressionné et passionné par l’édition de cette année, a acheté le tout nouveau recueil de nouvelles fantastiques de la maison d’édition, intitulé «Morphoses» et écrit par Mathieu Fortin. Ce qui est intéressant par rapport à ce livre est le fait que les histoires laissent la place à des interprétations diverses et sont souvent métaphoriques. Ma petite amie a décidé d’acheter un roman de Dominic Bellavance, intitulé «Toi et moi, it’s complicated», un roman de style avant-garde intéressant qui présente l’histoire d’un adolescent qui ne se souvient pas trop du party de la nuit dernière et qui doit reconstituer les événements étonnants à l’aide des informations et messages publiés par ses connaissances sur le «i-phone» et «facebook».  

    J’ai également pu rencontrer d’autres auteurs prometteurs comme Patrick Senécal dont je vous ai déjà parlé, mais surtout François Lévesque qui écrit comme Patrick Senécal pour la maison d’édition «alire» qui est également bien connu pour ses romans de Jacques Côté («Nébulosité croissante en fin de journée») ou encore de Jean-Jacques Pelletier («La Faim de la Terre»).  Ses deux premiers romans noirs apparus à cette maison d’édition ainsi que le troisième qui sortira d’ici peu de temps me semblent valoir une bonne lecture. Malheureusement, la plupart des visiteurs du Salon du livre se sont plus concentrés vers les maisons d’édition positionnées au centre de l’exposition et les auteurs plus connus et François Lévesque n’a pas été rencontré par beaucoup de visiteurs. Le même sort injuste a touché le jeune historien Jonquièrois Yves Dupéré qui présentait un tout autre genre au Salon du livre avec ses trois romans «Quand tombe le lys», «Les derniers insurgés» et «Un vent de révolte» qui touchent des événements différents dans l’histoire du Québec et présentent en même temps un univers authentique et des personnages crédibles et originaux. Même si ces deux derniers auteurs, qui n’étaient d’ailleurs que les deux exemples les plus intéressants selon moi parmi tant d’autres, ont été un peu négligés par les visiteurs, cela offrait l’occasion à quelques individus intéressés de parler d’une manière familière et profonde avec eux sans être dérangé ou pressé.

    Il serait quand-même souhaitable que les visiteurs ne viennent pas seulement en grand nombre au Salon du livre, mais qu’ils s’intéressent aussi davantage aux jeunes auteurs talentueux et moins connus qui passent souvent à tort inaperçus et qui investissent beaucoup de temps et d’efforts personnels pour se présenter pendant plusieurs jours et de longues heures à une grande foule bruyante. Personnellement, c’était la deuxième fois que je suis allé au Salon du livre et je voyais vraiment une amélioration cette année par rapport à l’édition de l’année dernière, car la foule s’est plus concentrée sur les maisons d’édition et auteurs populaires, ce qui m’a permis de rencontrer les gens moins connus et de connaître de nouveaux livres et personnages fort intéressants. Cette édition était donc beaucoup plus intense et personnelle pour moi que celle de l’année dernière qui ressemblait vraiment plus à une exposition ou un magasinage. Il est finalement certain que j’ai déjà hâte d’aller à la quarante-septième édition du Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean en 2011. J’espère que j’ai pu vous donner une idée de l’événement et je vous conseille d’y faire également un petit tour car il y a quelque chose d’intéressant à découvrir pour tous les goûts.

    Sur cela, je vous souhaite également une bonne semaine de rêlache!

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  • Bonjour à tous et à toutes,

    Cette semaine, j’aimerais vous parler du Salon Zig-Zag qui se déroulait au Pavillon sportif de l’Université pendant trois jours durant la semaine de relâche où j’étais présent en tant que visiteur et plus tard aussi en tant que portier. C’était la troisième édition de l’événement  sous le slogan: Je fais mon chemin. Le salon avait pour but de présenter des programmes collégiaux professionnels et pré-universitaires offert par les cégeps de la région, des programmes universitaires, des programmes du Centre de formation générale des adultes et du Centre de formation professionnelle de la Jonquière et plus encore. Beaucoup de classes de troisième, quatrième et cinquième année des écoles secondaires ainsi que des étudiants collégiaux et d’autres élèves des divers centres de formation de la région se sont rendus à l’activité pour s’y informer sur leurs possibles futures carrières scolaires.

    Je suis allé voir trois kiosques différents en couvrant ainsi les formations professionnelles, collégiales et universitaires. En premier, j’ai fait un tour au kiosque du Centre de formation professionnelle qui présentait le programme de réfrigération qui inclut également des spécialisations par rapport aux systèmes de climatisation et au sujet des thermopompes. Les cours qualifient pour travailler dans les champs de construction, dans les entreprises spécialisées en climatisation, dans les arénas ou dans les grands magasins. Après plus ou moins seize mois d’études, l’élève serait déjà prêt à travailler. Au kiosque se trouvait le modèle d’un stade de hockey en miniature et plusieurs machines et fils qui produisaient et alimentaient la glace de la patinoire. J’ai parlé avec un des enseignants du programme qui était très sympathique et énergétique. Il m’a dit que ce programme existerait seulement à Ottawa en dehors de la province et qu’il s’agit d’un petit domaine bien spécialisé qui offre des bonnes chances d’avoir un emploi. En plus, il m’affirmait que ce programme spécialisé ne serait enseigné qu’en Amérique du Nord ainsi que dans quelques pays en Europe. Certains autres programmes mécaniques incluent des cours de réfrigération, mais apparemment, ils ne sont pas spécialisés pour ce domaine précis. Les vrais experts et spécialistes se trouvent donc entre autre dans notre région qui se fait ainsi davantage valoriser. Le responsable me disait également qu’il y avait un certain manque de spécialistes dans ce petit domaine et que les salaires auraient ainsi connu de bonnes augmentations à travers les dernières années. Il y a donc toute une gamme de raisons qui justifieraient de s’intéresser pour ce programme unique.

    Par la suite, je me suis rendu au comptoir qui présentait le programme des techniques de diététique offert par le Cégep de Chicoutimi. Ce qui attirait les gens vers ce kiosque était surtout le fait qu’ils pouvaient gagner une pomme s’ils répondaient à quelques questions en lien avec le Guide alimentaire de Santé Canada. D’ailleurs, j’ai vu beaucoup de jeunes visiteurs se promener avec une pomme dans les mains. Les deux filles qui s’occupaient du kiosque me disaient que le programme des techniques de diététique serait assez populaire en ce moment et que le programme du Cégep de Chicoutimi aurait également une bonne réputation à travers toute la province. Ce qui est intéressant par rapport à ce domaine est que les finissants ont beaucoup d’options. Ils pourraient travailler dans des laboratoires, dans la gestion, dans la transformation des aliments et même en tant qu’inspecteurs des restaurants, supermarchés ou abattoirs ou encore pour les soins hospitaliers, les écoles et garderies. Au Cégep de Chicoutimi, il existe même déjà le comptoir L’Arc-en-ciel où les étudiants de la technique offrent des repas conçus, préparés et servis par eux-mêmes aux étudiants à un prix très abordable de six dollars. En répondant à un court questionnaire après le repas, on peut même se faire rembourser un autre dollar et aurait eu un excellent diner incluant les quatre groupes alimentaires, soient légumes et fruits, produits céréaliers, lait et substituts et viandes et substituts pour seulement cinq dollars. En passant, ce comptoir est aussi ouvert pour des clients de l’extérieur du cégep et il vaudrait sûrement la peine d’aller y faire un tour pour certains étudiants universitaires également. Mais malgré tous les cours sur l’alimentation santé, j’ai pu savoir que les étudiants du programme ne se gênent pas non plus de fréquenter les restaurants de la malbouffe et restauration rapide de temps en temps, sûrement en songeant déjà à travailler en tant qu’inspecteurs de restaurants un jour.

    Enfin, je suis également allé faire un tour au kiosque par rapport au programme dans lequel je suis moi-même inscrit à l’Université, le baccalauréat en enseignement. Des représentants du baccalauréat en enseignement préscolaire et primaire, en enseignement au secondaire et en adaptation scolaire étaient présents au kiosque. Plusieurs affiches colorées et de divers livres décoraient le kiosque dans un petit coin intime. Même si on entend souvent des voix négatives et critiques par rapport au métier de l’enseignant, il y a pourtant beaucoup de choix dans ces trois divisions du programme et des bonnes perspectives pour le futur. Surtout en adaptation scolaire, une spécialisation quand-même assez récente, la demande est de plus en plus élevée et avec la retraite des baby boomers dans les prochaines années beaucoup de postes s’ouvriront et de belles occasions se présenteront aux étudiants. D’ailleurs, j’ai déjà pu rencontrer des gens qui avaient vécu des parchemins particuliers avec leurs baccalauréats en enseignement et qui sont partis enseigner aux Tiers-Monde, dans le Grand Nord du Québec ou dans d’autres provinces canadiennes où la demande est souvent plus élevée et les enseignants mieux payés qu’au Québec. D’autres personnes qui ont commencé leur carrière en tant qu’enseignants sont devenues des responsables des syndicats, des directeurs d’école ou travaillent pour le Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport. Si on est passionnée par ce domaine, il y a sans aucun doute beaucoup de chemins à découvrir au lieu de se plier au défaitisme de la société.

    Voilà seulement trois exemples pour la splendeur et diversité de cette activité enrichissante et intéressante non seulement pour les visiteurs, mais aussi pour ceux qui avaient pris leur temps précieux de se déplacer et de présenter les programmes avec beaucoup d’énergie ainsi que pour ceux qui avaient organisé le salon et se montraient ouverts envers les besoins de tous les présentateurs, employés et visiteurs. La plupart des élèves ont honoré ces efforts en passant beaucoup de temps aux kiosques et en cherchant le contact avec les représentants.  Malheureusement, il y avait aussi un certain nombre d’élèves qui ont presque traversé le salon en courant pour se rendre jusqu’à sa fin et pour aller dehors pour fumer ou jaser avec des amis. Certains élèves ont même ignoré les consignes de la sécurité et refusaient de sortir par les portes de sortie en se fâchant après les portiers. Un de ces jeunes avait même failli agresser un des portiers et a presque inciter ses camarades de classe à agir comme lui et de se révolter pour aucune raison justifiable. Il aurait peut-être été préférable de mieux encadrer cette visite de la part de seulement certains enseignants qui auraient dû mieux surveiller et aviser leurs élèves et qui auraient par exemple pu leur donner la tâche de visiter au moins trois kiosques pour écrire un petit rapport sur ce qu’ils y auraient pu apprendre en atteignant ainsi une plus grande ouverture d’esprit. Par contre, je veux souligner que la plupart des élèves étaient très chaleureux et que surtout les enseignants ont cherché le contact avec les employés et représentants de l’activité pour se renseigner davantage et pour inviter leurs élèves de poser un geste semblable.

    Il est hautement important d’organiser de telles activités au sein de l’Université pour chercher, inspirer, motiver, instruire, socialiser et qualifier ceux qui formeront notre future société et pour aider ces personnes à se bâtir et à réaliser leurs rêves. Personnellement, je pense que beaucoup de jeunes étudiants ne savent pas encore ce qu’ils veulent faire à la fin de leurs études et il est important de donner des idées et proposer des possibilités diverses à ces personnes pour les faire réfléchir et agir. La troisième édition de ce projet bien visité et apprécié était sans aucun doute un succès et peut-être que la quatrième édition de l’année prochaine pourrait encore surmonter les efforts de cet événements en mieux encadrant certains jeunes de la part des enseignants et en invitant peut-être aussi des représentants de programmes offerts à l’extérieur de la région.

    Notez bien qu’un événement semblable pour les étudiants universitaires, la Journée de l’Emploi Saguenay, se déroulera au centre social de l’UQAC le mercredi trois novembre à partir de neuf heures du matin. Quarante-quatre kiosques de divers domaines y seront présents et il est certain que chacun et chacune y découvrira quelque chose de nouveau et d’intéressant qui pourrait lui aider à se faire renseigner sur certaines conditions, à se faire un nom auprès de certains représentants ou même à se trouver un emploi. Venez donc en grand nombre et impliquez-vous!

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  • Bonjour à tous et à toutes,

    Cette semaine, suite à mon article dans le nouveau numéro du Griffonnier, le journal étudiant de l’UQAC, j’aimerais bien aller plus en détail par rapport à un article que j’avais écrit pour cette parution. J’aimerais vous parler de la toute nouvelle boisson relaxante «Slow Cow» qui est en vente à la cantine étudiante et pour laquelle beaucoup de promotion a été faite durant les dernières semaines. «Vache lente» ou «Vache folle», c’est à vous de vous faire une idée et de choisir et j’aimerais bien amorcer une petite discussion ou réflexion avec mon petit reportage.

    En décembre 2008, une toute nouvelle sorte de boisson est apparue sur les marchés québécois. Vendue déjà depuis presque une année aux États-Unis, il y a maintenant des négociations pour vendre ce produit partout au Canada, mais même en France, Russie et Italie, par la suite au Liban et aux Émirats arabes unis et enfin même en Chine. Au Québec, la boisson se vend non seulement chez Metro et aux Couche-Tard, mais maintenant aussi dans la cafétéria de notre université après une distribution gratuite à un kiosque d’information au début de cette année scolaire qui est d’ailleurs réapparue à plusieurs reprises lors des dernières semaines. Plusieurs représentantes de la boisson avaient préparé des petits gobelets avec cette boisson d’une couleur bleu pâle et la servaient à une température pièce défavorable que plusieurs consommateurs avaient d’ailleurs critiquée tandis que la plupart des gens semblaient quand-même apprécier le goût de la boisson selon mes observations.

    Le produit est une invention du Québécois Lino Fleury qui y pensait en conduisant à travers les champs de notre belle province. Il disait qu’il voudrait développer l’opposé des boissons énergisantes telles que « Red Bull » en créant une boisson relaxante et non énergisante avec des ingrédients naturels qui aiderait à « améliorer la concentration, la mémorisation et les capacités d’apprentissage sans causer de somnolence » comme il l’est écrit sur leur site d’internet. La boisson contient 100 mg de L-Théanine, 82 mg de sodium, 75 mg de camomille, 75 mg de passiflore, 75 mg de valériane, 50 mg de tilleul, 50 mg d’houblon et enfin 22 mg de potassium. Lino Fleury décida de donner le nom de « Slow Cow », ce qui signifie littéralement « vache lente » à cette boisson, un petit clin d’œil vers la marque autrichienne-thaïlandaise « Red Bull » ce qui signifie littéralement « taureau rouge ». L’emblème de la nouvelle marque était une parodie de cette marque et montrait deux grosses vaches couchées à l’envers l’une à côté de l’autre, mais afin d’éviter des conflits suite à une note formelle de la « Red Bull GmbH », l’emblème a été modifié et il ne reste qu’une seule vache lente aujourd’hui.

    Grâce à une attention particulière attribuée par les médias et notamment à cause de cette parodie originale, la marque s’est établie un bon nom, a reçu de bonnes critiques et également remporté des prix importants lors de nombreux festivals. Certaines personnes croient que la « Slow Cow » pourrait avoir le même rôle pour les boissons anti-énergisantes qui se développent de plus en plus depuis l’année dernière que « Red Bull » dans le domaine des boissons énergisantes et ainsi créer de nouveaux emplois et développer l’économie québécoise.

    Mais il y a quand-même quelques voix critiques. Certains avertissent que la boisson est assez neuve et innovatrice et que l’on ne peut pas encore juger si elle est aussi bonne pour la santé qu’elle prétend être, car il n’y a pas encore assez d’analyses scientifiques qui étaient effectuées en lien avec ce produit. D’autres craignent que la stimulation de l’acide gamma-amino butyrique par les effets de la L-Théanine puisse causer une sur-activation lorsqu’on abuse trop de la boisson. D’autres disent que trop de produits naturels nuisent à l’alimentation plutôt qu’à être bons pour la santé. Dans certains forums, il y des gens qui ont pris plusieurs canettes de la boisson et constatent même que la boisson aurait l’effet d’une drogue relaxante et la comparent à de la marijuana. D’autres personnes se posent la question sur l’utilité d’une boisson relaxante en constatant qu’on devrait plutôt faire du sport et bouger pour dépenser son énergie en remarquant que beaucoup d’enfants bougent déjà trop peu. Ils ajoutent que lors d’un examen, il ne serait pas bien de se calmer à l’aide d’une telle boisson, car il existe le besoin d’une certaine énergie et nervosité de base pour bien réussir ces épreuves.

    J’ai donc décidé de tenter le coup en prenant une des canettes de 250 ml au coût de 2,99$ plus taxes durant la pause d’un de mes cours. Ce que j’ai remarqué en premier était la couleur bleue-pâle bizarre de la boisson qui ressemble plutôt à du « Jell-O » ou à une « Slush Puppie ». Ensuite, il y avait une odeur qui ressemblait à celle d’un médicament contre la toux. Le premier goût était fade. L’arrière-goût bizarre mélangeait une sensation sucrée avec une sensation légèrement acide. Je trouvais le goût tellement désagréable que je n’ai même pas fini ma cannette à moitié.

    Je suis retourné à mon cours où j’ai rencontré d’autres gens qui avaient moins apprécié la nouvelle boisson québécoise à la mode. Mais après quelques minutes, j’ai senti l’effet de la boisson. Je commençais à rire de n’importe quoi, me sentait bizarrement doux au début, mais presque étourdie et hyperactif par la suite. Je n’étais presque plus capable de me concentrer et de suivre le cours et je ressentais cette sensation pendant au moins une bonne heure malgré que je n’aie pris que cinq gorgées. Même mes coéquipiers et amis remarquaient un changement d’humeur chez moi et pensaient au début que je faisais des blagues ou que j’avais pris de l’alcool. Mais rien de cela n’était vrai, j’avais bien déjeuné et je m’étais réveillé dans un état parfaitement normal le matin.

    Je dois constater que je n’ai pas du tout apprécié mon expérience avec la « Slow Cow » malgré son concept original. Je ne voudrais plus vivre une telle expérience gênante et perturbante. Je n’ai généralement aucune réaction anormale ou allergique à aucune boisson ou même nourriture et je ne me considère pas comme quelqu’un qui est trop sensible. Certes, les boissons énergisantes ne sont pas bonnes pour la santé et ont souvent un goût plutôt mauvais, mais contrairement à la « Slow Cow », ces boissons provoquent l’effet promis et ne gardent pas de mauvaises surprises. Je déconseille cette boisson fortement, mais je me demande quand-même, si d’autres personnes avaient vécu la même expérience. Je ne voudrais même pas m’imaginer ce qui pourrait se passer, si on mélangeait de la « Slow Cow », comme on le fait fréquemment avec la boisson « Red Bull », avec de la vodka dans des discothèques pour créer un vrai cocktail de drogues.

    Quelle est votre opinion sur cette nouvelle boisson? Avez-vous vécu des particularités semblables à mes expériences? Quel effet a cette boisson sur vous?

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    Bonjour à tous et à toutes,

    Comme beaucoup d’étudiants de l’Université, je n’ai pas les moyens d’avoir ma propre voiture. Heureusement, l’UQAC offre la bonne idée du système de covoiturage, mais bien souvent, je suis quand-même obligé de prendre l’autobus, par exemple pour me rendre à La Baie ou à Jonquière. Pour ce genre de besoin existe la STS, la «Société de transport de Saguenay». J’adore le Saguenay plus que tout, mais si cette belle région a un inconvénient, c’est bien son transport en commun géré par cette société. Après plusieurs mauvaises expériences, je me suis échangé avec des amis et je me suis rendu compte que presque tout le monde avait fait des expériences négatives avec la STS. Je n’écris donc pas cet article dans le but de régler mes comptes ou afin de dégrader la STS, mais pour montrer que je ne suis pas le seul qui est concerné. Le but de mon petit article est d’ailleurs d’avoir des commentaires, de m’échanger avec d’autres lecteurs du blog afin de discuter constructivement sur le sujet afin d’améliorer la situation pour tout le monde, mais surtout pour renseigner les futurs étudiants qui ne connaissent pas encore cette problématique sur certains faits. Si on pouvait amorcer une discussion ouverte, il serait même intéressant de faire une pétition ou d’aller voir les responsables de la STS ensemble ou d’envoyer une lettre ouverte à des journaux régionaux tels que le Quotidien pour faire avancer les choses.

    Pourquoi est-ce que j’ai pris la décision de me rendre jusqu’ici? Il s’agit ici de plusieurs aspects. Quand on entre dans un autobus de la STS, les conducteurs sont souvent peu accueillants. Ils se trouvent régulièrement à l’extérieur du bus pour fumer ou prendre un café et cela est devenu tellement un cliché que je me demande bien si les conducteurs d’autobus boivent bien huit tasses de café et fument un paquet de cigarettes par jour. Ce que cela entraîne est le fait que beaucoup de gens ne paient pas et les plus honnêtes doivent attendre à l’entrée de l’autobus pour pouvoir payer ou avoir des billets de transfert. Ce qui est également problématique est le fait que la STS ne donne aucune monnaie de change. Un billet d’autobus coûte généralement trois dollars, mais si vous avez seulement un billet de cinq sur vous, cela vous coûte donc cinq dollars. Je conseille donc fortement aux nouveaux étudiants d’amener en masse de la petite monnaie pour être sûrs de ne pas perdre de l’argent. Je me souviens encore à quel point c’était compliqué d’avoir la somme exacte lorsque les billets d’autobus coûtaient encore 2,75 dollars, il y a quatre ans maintenant. Un autre problème est qu’à part aux gares d’autobus, il n’y a aucun horaire affiché aux stations d’autobus pour démêler les clients. Cela est surtout frustrant en hiver si l’on attend pour rien pendant trente minutes dans le froid en se disant que l’on va manquer l’autobus, si on retourne au chaud. Il y a aussi le fait que les chauffeurs sautent de temps en temps des arrêts et ignorent les clients qui s’y sont rendus et qui doivent maintenant attendre pendant des heures pour le prochain autobus, notamment durant les fins de semaine.

    Je vais vous donner un petit exemple personnel pour mieux vous illustrer la problématique. Il y a quelques semaines, je suis allé voir un concert à Jonquière et je regardais déjà fréquemment ma montre durant les dernières chansons pour pouvoir partir à temps pour la gare d’autobus pour être certain de prendre le dernier transport. Je suis sorti dehors sans parler avec le groupe, sans aller à la toilette et j’étais content d’être arrivé cinq minutes en avance de la dernière heure de départ affichée à la gare d’autobus. L’horloge de la gare, ma montre, le cellulaire de ma petite amie et des gens dans la rue me confirmaient effectivement que j’étais arrivé à temps. Mais l’autobus n’arrivait pas et j’attendais dans le froid pendant une demi-heure. Vu qu’aucun numéro n’était affiché à la gare, j’ai appelée une amie en plein milieu de la soirée qui avait déjà fait de mauvaises expériences avec la STS et qui pouvait me donner un numéro de téléphone pour rejoindre le bureau de la STS. Cette amie m’a même offerte d’appeler elle-même au bureau, mais le responsable la contredisait et refusait de lui offrir de l’aide ou fournir des explications d’une manière assez arrogante. Peut-être que cela était le cas parce qu’elle n’était pas directement concernée? Peut-être qu’on ne la prenait pas trop au sérieux à cause de cela?

    J’ai donc moi-même appelé au bureau de la STS en expliquant en détail ma situation. On m’offrait tout de suite de porter plainte. Est-ce que le bureau de la STS avait tout de suite agi comme cela parce qu’il avait reçu beaucoup d’appels du même genre dernièrement? Ou est-ce qu’on voulait juste désamorcer toutes sortes de discussion dès le début? Tout ce que je voulais était d’ailleurs pouvoir retourner à Chicoutimi car il n’y avait pas d’ami qui restait à proximité à Jonquière ni une auberge de jeunesse ou quoiqu’il soit où j’aurais pu passer la soirée et je ne voulais pas attendre le prochain autobus qui partait neuf heures plus tard seulement. Le responsable du bureau doutait de la crédibilité de mon histoire et me demandait, si j’avais des témoins par rapport à l’heure à laquelle j’étais arrivé à la gare. Lorsque je voulais lui passer ma petite amie et chercher d’autres personnes qui avaient été présents au concert, il ne le voulait plus tout d’un coup. Il disait qu’il n’y avait plus de conducteurs disponibles de toute manière et que je ne pouvais pas rentrer chez moi. Pourquoi est-ce qu’il m’a donc posé la question au sujet des témoins? Pourquoi est-ce que la discussion ressemblait déjà à un interrogatoire? Je lui demandais de m’envoyer un taxi. Je sais que la STS avait déjà envoyé et payé à plusieurs reprises des taxis lorsqu’un autobus ne s’était pas arrêté à une station et lorsque la personne n’avait plus d’autres moyens pour retourner chez elle. Pourtant, le responsable au téléphone me disait qu’il n’avait pas l’autorisation de m’envoyer un taxi et faisait allusion que mon histoire n’était pas vraie et que la société n’envoyait que des taxis lorsqu’un autobus tombait par exemple en panne. Le responsable continuait de m’interroger sur les détails de ma soirée et lorsque je confondais le mot « bar » avec le mot « café » pour décrire l’endroit où le concert avait eu lieu, le responsable s’arrêtait sur ce détail et insistait que je me contredisais et que je ne disais pas la vérité. Est-ce qu’il cherchait à me mêler parce qu’il avait reconnu mon accent étranger et parce qu’il pensait que je m’étais trompé sur certains aspects?

    Enfin, le responsable vérifiait un système de radar nébuleux avec un des conducteurs qui venaient d’arriver dans son bureau et me disait que l’autobus que j’avais manqué était seulement parti trente secondes en avance. Pourtant, cela était bel et bien impossible et je disais que trente secondes en avance signifiaient quand-même un départ trop tôt du dernier autobus. Au lieu d’admettre la faute, le responsable devenait impoli, inhumain et répétait que je pouvais porter plainte en faisant allusion que cela ne me servirait à rien de toute manière vu que le radar prouvait que je ne disais pas la vérité selon eux. Le responsable me conseillait de faire du pouce pour retourner chez moi. Je lui disais qu’il était proche de minuit et que les seules personnes qui restaient encore en ville étaient dans les bars et que je ne voulais pas prendre la voiture de quelqu’un avec ma copine et être dépendant d’un individu inconnu en plein milieu de la nuit qui avait peut-être bu de l’alcool durant la soirée. Le monsieur insistait que cela était une bonne idée et faisait allusion que mes soucis étaient injustifiés. Est-ce que cela veut dire qu’il aurait honnêtement pris une telle décision à ma pace? Il disait que cela serait la seule solution, que je devrais m’arranger avec ce qui me resterait comme choix et qu’il ne pouvait rien faire d’autre pour moi. Il ignorait complètement le besoin de moi en tant que client et essayait même de me mettre mal à l’aise. La règle d’or que le client devrait toujours avoir le dernier mot ne lui semblait pas être connue du tout. Je me sentais traité d’une manière arrogante comme un numéro, un menteur ou même un être inférieur. Je sentais qu’il allait complètement ridiculiser la situation et j’ai raccroché d’une manière déçue. Finalement, nous avions appelé le père de ma petite amie qui était obligé de se lever en plein milieu de la nuit pour conduire pendant plus qu’une heure à travers la Ville de Saguenay à cause de l’ignorance de la Société de transport du Saguenay. 

    Jusqu’aujourd’hui, j’ai tiré mes conséquences de ces événements et je n’ai plus repris le service des transports en commun. Par contre, mon deuxième stage d’enseignement s’approche à grands pas pour la mi-novembre et je vais le passer à la Polyvalente de Kénogami à Jonquière. Je n’ai pas encore trouvé quelqu’un pour faire du covoiturage et les taxis sont trop chers. Je n’aurais donc pas le choix de prendre un autobus de la STS pour me rendre à ma future destination. J’espère trouver une solution à ce petit problème après le début de mon stage et j’espère surtout bien qu’il n’y aura pas encore un autobus qui ne s’arrêtera pas, qui partira trop tôt, trop tard ou pas du tout et qui provoquera ainsi que j’arrive en retard à mes stages et que je perds ma réputation et mon bon nom que je me suis établi. Je vais essayer de prévoir le coup et de prendre des autobus beaucoup en avance pour être certain de me rendre à temps à la bonne place. Le reste ne reposera pas sur moi et je vais devoir me débrouiller. Peut-être que je serai même surpris et je verrai que la STS a entre temps travaillé sur ses défauts inacceptables et j’aurai un meilleur service enfin. Après tant d’expériences négatives, c’est dur de croire aux miracles, mais je ne veux pas être rancunier et laisser une deuxième chance à l’organisation en démontrant ainsi que je n’ai pas l’arrogance ou l’ignorance qu’eux avaient démontrée envers moi.

    Ce qui m’importe vraiment est par contre d’améliorer les services et de faire avancer les choses d’une manière constructive. Ce que je proposerais à la STS seraient les points suivants :

    1.       Afficher des petites fiches d’horaires à chaque arrêt d’autobus.

    2.       Créer plus d’abris d’autobus contre les intempéries.

    3.    Trouver un moyen pour donner du change aux clients qui n’ont pas la monnaie exacte.

    4.     Agir d’une manière plus humaine et respectueuse envers les clients qui ont besoin de service et d’aide.

    5.      Inviter les conducteurs d’autobus à être plus accueillants et ouverts envers les besoins des clients.

    6.       Renseigner les clients sur les services en affichant les numéros des bureaux aux gares d’autobus.

    7.       Engager un responsable pour chacune des trois grandes gares d’autobus en ouvrant un bureau offrant un service direct à la clientèle comme la vente de billets ou le renseignement sur des horaires.

    Quelles sont vos expériences et idées en lien avec cette problématique?

     

     

    PS: Notez bien: Suite à une plainte d'un ou d'une inconnu(e), cet article a été enlevé du blogue de l'UQAC une semaine après sa parution. J'accepte cette décision. J'aimerais ajouter que le but de cet article est l'amélioration d'un service en faisant une critique constructive et non de "chiâler" ou de "régler des comptes". Ajoutons que le service de la STS s'est amélioré depuis l'automne 2010 même si quelques lancunes persistent évidemment encore.

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